Arlberg, l’Alaska européen

Trip Autriche / février 2002                                                                              Retour à « reportages »

Photos : Peter MATHIS et Pascal Lebeau
Rider et texte : Xavier LEONTI


J’adore le poker. D’ordinaire les jeux de cartes m’ennuient à mourir mais celui-ci fait exception à la règle. C’est un jeu où tout est possible. Même avec rien, vous pouvez remporter le gros lot. Malheureusement, le ski ressemble bien peu à ça, sans neige nous n’avons plus qu’à sortir nos mouchoirs. Néanmoins, le choix d’une destination peut parfois en revêtir l’aspect. En plus simple, car le bluff n’a pas sa place et ici on ne change pas ses cartes : une mauvaise donne et la partie de ride tombe à l’eau.

En ce début de saison 2001, je contemple avec tristesse les boîtes de Kleenex qui s’entassent dans un coin de ma chambre. Il me faut trouver un spot où la neige n’aurait pas oublié de tomber. Au fil de mes recherches, je découvre que l’Arlberg, la région la plus occidentale de l’Autriche est très souvent comparée à l’Alaska. Il semble que la moyenne annuelle des chutes de neige soit très importante ! Il ne me reste plus qu’à aller vérifier par moi-même si cette comparaison est justifiée…

Cyril et Laurent, notre caméraman seront de la partie. Rendez vous est pris sur place avec Peter, un photographe qui ; pour avoir passé plus de quinze ans à shooter ici ; connaît le coin comme sa poche. Ca y est : la partie est lancée, les cartes distribuées. Il faut maintenant les retourner. Le temps de la réflexion s’achève, place à l’action. Game on.

LES JEUX SONT FAITS

Nous traversons tranquillement la Suisse, profitant du temps sec pour skater sur les aires de repos. Il nous faut dix heures pour parcourir les 550 km qui nous mènent à Lech. Il fait nuit quand nous arrivons. Peu importe. La fatigue, somme toute relative du voyage laisse place à l’excitation car les murs de neige sur les bords de la route grandissent dans la lumière des phares au fur et à mesure que nous nous élevons. Je ne me souviens plus à quand remonte pareille vision en France. Notre petit séjour s’annonce bien. Il ne manque plus qu’un petit repas et un bon lit douillet pour être en forme le lendemain.

RIEN NE VA PLUS

Nos jolis plans tombent à l’eau quand on nous annonce que nous étions attendus le lendemain et que l’hôtel est pour l’instant complet : ça va pas être possible. Dommage ! Inutile de chercher un endroit ou dormir car tout est complet dans la station. On se prépare donc à passer la nuit dans le camion. A trois, ça ne va pas être une partie de plaisir, heureusement qu’il y a des duvets en rabe ! Mais avant de plonger dans les bras de Morphée, il nous faut manger. Quitte à passer une sale nuit, autant le faire le ventre plein.

Nous nous arrêtons devant le premier hôtel-resto qui se présente à nous Aucun de nous ne parle allemand et personne ne comprend quoique ce soit à la carte affichée à l’extérieur…à l’exception de spaghetti bolognaise. 6.50 euros : adjugé. Lumière douce, bois de cerf aux murs, silence. Les clients nous dévisagent de la tête aux pieds. Ici on ne parle pas, on chuchote, on ne rie pas aux éclats et on ne sauce pas son assiette, oups ! Nous retournons la carte dans tous les sens, pas moyen de retrouver ces satanées pâtes : aucun plat en dessous de 20 euros. Il est trop tard pour fuir, nous affrontons notre destin et choisissons un plat au hasard. Nous sommes déjà ivre de rire quand trois serveurs nous amènent chacun notre plat. Ils retirent de façon parfaitement synchro la cloche qui ornait les assiettes pour laisser apparaître un contenu ridiculement petit. Inutile de lutter : nous ne pouvons attendre qu’ils aient disparu pour laisser une fois de plus éclater nos rires. Les pauvres hallucinent devant trois jeunes qui se dilatent la rate à n’en plus pouvoir. Ils ne sont pas les seuls d’ailleurs car jamais nous n’aurions cru manger dans un tel endroit.

Les entorses à l’éthique s’enchaînent et le repas s’achève. Délicieux mais ô combien insuffisant. Faute de nous être rempli le ventre nous l’aurons au moins musclé à grands coups de fou rires ! Nous nous éclipsons aussi discrètement que possible pour reprendre le van, direction Stuben, lieu de notre rendez vous avec Peter, pour une petite nuit au frais. Belle entrée en matière…

VIVA ALBONASKA

Le jour se lève. Le bleu d’un ciel sans nuage sera le témoin de notre premier jour de ride. Peter arrive. Jakob, un télémarkeur venu skier avec nous, l’accompagne. Nous finissons rapidement notre thé. Les présentations sont brèves, en route pour le sommet. La neige est au rendez-vous malgré la dernière chute qui remonte à plusieurs jours déjà. Le seul hic, c’est que pas mal de trucs sont déjà tracés. Peter nous ouvre d’entrée de jeux les portes de son royaume, à l’assaut de coins plus reculés. Ce n’est certainement pas pour nous déplaire. Après vingt minutes de marche pour atteindre le Maroiköpfe, notre regard dépasse le sommet pour se poser directement sur l’Albonakopf. C’est, sans aucun doute, le souvenir le plus marquant de notre séjour. Devant nous se dresse une face qui rappelle au premier coup d’œil le rêve de tout rider. L’Alaska est la première chose qui vient à l’esprit, après l’envie de tout déchirer bien sûr! Tout y est : la pente ainsi que la masse de neige qui semble être plus conséquente qu’ailleurs (elle l’est, après vérification !).Au sommet, une corniche sculptée par le souffle du vent, court le long de la face. A certains endroits elle s’affaisse sous son propre poids. A d’autres elle avance et se confond avec de nombreuses flûtes qui plongent au fond des couloirs. Tout y est. Seul le dénivelé ne peut tenir la comparaison, c’est une réplique, en plus petit certes, mais fidèle. Je serais capable de retourner en Autriche rien que pour skier Albonaska.. Même les pentes les plus lointaines, qui redescendent sur Langen semblent être elles-aussi chargées. C’est avec un peu d’amertume que nous les observons longuement car nous savons que nous n’aurons pas le temps de traîner notre peau (nos peaux !) là-bas. Quoi qu’il en soit, nous passons un bon moment sans prendre de remonte pentes, et nos estomacs crient famine quand nous redescendons sur Stuben.

L’avantage de rider avec des locaux, c’est qu’ils connaissent aussi bien les stations que les montagnes. Et s’il y a un endroit où cela peut s’avérer utile, c’est bien ici. Nos portes monnaie remercient chaleureusement Peter de nous emmener dans le seul coin ou manger ne rime pas avec chambre à l’hôtel. Le Milkstube, seul petit boui-boui de Zürs fait de bons sandwichs pour un prix modique. C’est inespéré car nous nous apercevons rapidement que, si nous avons choisi de très belles montagnes, nous avons également choisi le standing équivalent…à savoir  » world class « . Le repas de la veille nous l’avait bien fait comprendre ! Lech, Zurs, Stuben sont autant réputées pour la qualité du ski que pour leur luxe. Certains grands de ce monde et autres familles royales viennent ici pratiquer notre sport favori. Les trois quart des couchages sont des trois étoiles ou plus (surtout plus !). Il n’y a rien d’autres ski-bums va falloir la jouer fine

LE BONHEUR

Fort de ces constatations, nous commençons la découverte du domaine de Zürs. C’est dans la gare d’arrivée du Tritkopfbahn que nous trouvons nos premières toilettes publics ! Celle que nous avions désespérément cherché ce matin sans succès. Soudain, la sortie du téléphérique se transforme en skieurcross, malheur au perdant… On remet les skis, soulagés. Peter et Jakob sont morts de rire. Le bonheur est fait de choses si simple!!

Nous réussissons encore à faire des premières traces grâce à nos hôtes qui nous dévoilent petit à petit leurs secrets. Il y a beaucoup plus de neige que chez nous malgré ce sale hiver et même si, comme partout, les quantités sont moindres. Les rayons du soleil sont rasants quand nous arrivons au bord de la route, non loin du col de Flexen. Entre descentes et montées à pied, les jambes auront bien chauffées. Nous nous affalons dans la navette qui nous prend au détour du tunnel.

Retour à Lech. Je suis parti avec des skis cassé, il me fautimpérativement trouver un magasin pour faire monter une paire de 106, arrivée la veille du départ. Je zigzag entre bijouteries et magasins de luxe, au bout du troisième ski shop, le gars hoche la tête et accepte. C’est tout bon, à demain. Nous rentrons dans notre hôtel et dans la norme ! Qu’importe, nous pouvons enfin nous allonger sur un lit. Rideau.

Il est 8 heure trente quand j’entre dans le magasin avec le sourire en pensant à ma paire flambant neuve. Il est 8 heure trente trois quand je sors du magasin sans le sourire et avec un mal au c… : 23 euros pour monter des fixations ! C’est en chaussant les skis que je m’aperçois qu’une vis n’est pas complètement vissée et que les fixs ne sont pas centrée. De retour chez moi, en fartant, je constaterai que cet abruti a traversé un ski, la semelle est légèrement bombée ! J’insulte copieusement cet abruti, ce qui a pour effet de me soulager et la journée démarre.

Le ciel n’est plus aussi bleu et les nuages sont de plus en plus nombreux. Nous poursuivons avec émerveillement notre visite. Le soleil joue à cache-cache. Nous devons parfois patienter d’assez long moments pour avoir la bonne lumière pour les photos. Zürs, Lech, nous passons d’une station à l’autre pour le meilleur de chacune mais le temps se couvre de plus en plus. On s’interroge sur la suite du programme. La neige arrive avec la fin de journée…et ne s’arrête quasiment plus jusqu’à notre départ. Trois jours de chutes non stop, ici au moins c’est l’hiver.


Peter doit préparer un trip et sa femme tombe malade : il doit rester chez lui. Livrés à nous même, nous continuons à arpenter les (hors) pistes de l’Arlberg. A présent, il y a quarante centimètres de fraîche pour finir avec presque un mètre au moment de partir. La poudre est légère, légère. Cela faisait bien longtemps que je n’en avais pas mangé autant. A coup de brèves éclaircies, on visite plus en détail. De Zürs, nous rejoignons Zug par le Madloch. De retour à Lech, nous plongeons à nouveau vers Zug en partant du Zuger Horn. Une légère brise fait voler la neige, magnifique. Les percées du soleil apportent une lumière somptueuse sur notre terrain de jeu. Nous regrettons parfois que Peter ne soit pas avec nous pour immortaliser ces instants et à coup sûr faire les plus belles photos de l’hiver (si, si !) Mais pas de shooting égale plus de ski alors on se console bien vite. Si vite que l’on oublie de manger et une nouvelle journée, peut-être la plus belle, touche à sa fin. Le ride en forêt est interdit dans l’Arlberg, alors ne perdez pas votre temps (et votre forfait) à expliquer que pour profiter du mètre qui vient de tomber, vous devez absolument rider dans les arbres, brouillard oblige ! Préférez la fuite. Nous appliquons cette méthode durant nos deux derniers jours, redécouvrant Stuben et Lech version conifères, Zürs étant dépourvu d’arbres.

SNIFF

On resterait bien encore mais la météo annonce un temps inchangé pour trois jours encore. Beaucoup de joie en perspective mais aussi beaucoup d’humidité dans le van, car notre séjour à l’hôtel a pris fin. A trois, une nuit ça va mais pas plus. On se résout à lever l’ancre et à laisser derrière nous toute cette neige qui n’en finit pas de tomber. Quelques dizaines de kilomètres plus loin, nous enlevons les chaînes et tournons définitivement le dos à l’Autriche.

Partie de poker réussie, nous avions les bonnes cartes en main. Le jeux s’est révélé très agréable. Nous avons tiré un joli brelan au goût de reviens-y (le plus vite possible ! ), histoire de sortir un carré ou une quinte flunche. Car il nous restait à découvrir les deux dernière stations de l’Arlberg. D’un côté, St Christoph, que le mauvais temps et l’absence de forêt nous a empêché de skier. De l’autre, la plus grande de toute, dont la renommée n’est plus à faire : St Anton mais celle là votre mag préféré vous en a déjà parlé De mon côté, il est fort probable que j’y retourne rapidement pour compléter le tableau… avant de partir en Alaska. – Ben oui, pour voir si c’est vraiment pareil quoi !

ET LE SKI DANS TOUT CA ?!

Il en faut pour tous les goûts : ici, le luxe prime et la sélection se fait par l’argent. Il est clair que cette destination même si elle n’est pas très éloignée a un prix. Aussi connaître quelqu’un sur place pourra vous être bien utile. La montagne, en revanche, opère, comme ailleurs, une sorte de sélection naturelle. C’est votre niveau et votre engagement qui seront mis à l’épreuve Elle se contente de vous offrir de purs joyaux, à vous de décider s’ils sont à votre portée. L’éventail des possibilités que propose la région est très vaste. Lech et Zürs sont les plus hautes stations des Kalkalps du nord. La région est sous l’influence d’un climat tempéré froid qui provoque des hivers rigoureux. Les montagnes de l’Arlberg sont les obstacles que rencontrent les dépressions qui arrivent du nord, nord/est ( c’est dans cette configuration qu’il y a le plus de neige). Ces dernières apportent des nuages chargés d’humidité qui se déversent au dessus des massifs ; l’altitude et les vents froids se chargeant de faire le reste. Ces faits suffisent à expliquer l’importante quantité de neige qui tombe chaque année. Pour information, sur les quarante dernières années, il est tombé par hiver, entre 4.30 mètres et 12.80 mètres d’or blanc. Alors Alaska ou pas ?

l’Arlberg en quelque chiffres : alt. Min.1305 m / max. 2811 m, 260 km de pistes (110 km pour Lech/Zürs) dont 58 km expert, 110 km intermédiaire et 92 km débutant. Ce qui nous intéresse se trouve plutôt hors des pistes, voici un petit topo pour chacune des trois stations.
Bon à savoir : Lech et Zürs sont reliées. Stuben accessible en voiture ou navette en quelques minutes.
L’Arlberg est la seule région qui autorise l’héliski ( départ du Flexen-pass à Zürs ou du Kriegerhorn à Lech) Le relief fait qu’il est (presque) possible de skier tous ce que notre regard rencontre, par gravité ou en montant à pied. C’est magique.

Stuben :

Deux télésièges versant nord et un côté sud, à eux trois, ils proposent 1000 mètres de dénivelé. Bon spot de repli (première moitié) en cas de mauvais temps, attention toutefois au run sous les télésièges car exposé à la vue de tous (rappel : ski interdit en forêt ). Prenez les trois remontes pentes pour atteindre le plus haut point : le Maroiköpfe. Arrivé au sommet de l’Albonagrat, prenez à gauche, mettez les peaux ou les ski sur le sac et aller jusqu’à la croix. Continuez jusqu’au sommet et vous découvrirez, face à vous, Albonaska. Après vous être régalés, vous aurez le choix entre basculer dans le prolongement d’Albonaska, dans la vallée de Ferwall pour finir à Saint-Anton (taxi sur 4 km) ou alors plonger dans le versant nord. Deux choix possibles pour cette option: sur votre droite (en descendant ) vous finirez à Stuben ou alors sur votre gauche pour finir plus bas, au village voisin à Langen, de là une navette qui passe toutes les demi-heure vous ramène au point de départ. le Kaltenberg offre également de bon ride pour qui veut se donner la peine.

Zürs :

Grimpez jusqu’au sommet du Tritkopf ( 2722 m) avec le téléphérique du même nom. Tirez le plus à gauche (en descendant )dès que possible pour vous retrouvez dans une vaste combe.. Le lieu se nomme Himmeleck, pour les flemmards contentez vous de descendre jusqu’au Flexen-pass où passe la navette. Pour les gourmands vous pouvez monter encore pour rallonger de quelques centaines de mètres les 1000 m de dénivelé déjà existants. On navigue à vue, attention à la dernière partie qui propose sur la gauche quelques couloirs très raides. L’autre versant de Zürs n’est pas en reste : rejoignez le Seekopf par téléski ou télésiège puis prenez le muggengratbahn (télésiège). Partez sur votre gauche à l’arrivée, opérez une longue traversée entrecoupée de petites descentes pour rester à flan de montagne. Déchaussez et remontez, vous vous retrouvez à l’Erzberg, quasiment à l’aplomb de Stuben. Suivez la pente et vous rejoignez à nouveau le Flexen-pass. Retour au Seekopf, prenez le madlochbahn (le seul autre télésiège) et plonger vers Zug, un tout petit village duquel vous rejoindrez les pistes de Lech. Là encore, près de 1000 m de dénivelé. Il existe des variantes mais jouezla sécurité et prenez un local ou mieux encore un guide. Entre Zürs et Lech, il y a beaucoup de possibilités sur les pentes de l’Omeshorn, grâce à un arrêt de la navette judicieusement placé. Au Seekopf, tirez sur votre gauche et plongez quand le cœur vous en dit dans le Wiesele, vous finirez toujours au bord de la route. Sinon pour votre plus grand plaisir, poursuivez une longue traversée avec un peu de marche pour avoir accès aux versants Est et Nord Est. Cette face, plus raide que le Wiesele se termine à Lech. Ce spot est d’ailleurs le théâtre d’un contest free ride. Superbe : checkez la face en vidéo sur le site Internet. L’Omeshorn offre d’autres challenges, comme les minis couloirs qui partent du sommet…

LECH :

Là encore, vous avez de fortes chances de pouvoir skier tout ce que vous voyez…Il y a de quoi faire, d’autant que les riders sont moins nombreux ici qu’à St Anton. Echauffez vous en grimpant en direction du Rüfispitz sur la crête pour skier ce train de houle verticale reconnaissable entre mille. Ensuite, toujours depuis l’arrivée du Rüfikofbahn (téléphérique au centre de la station) laissez vous descendre vers Wöstertäli, un run qui passe sous les câbles. Vous pouvez tout aussi bien skier une ligne parallèle à ces derniers et vous retrouvez plus ou moins près du télé, repérez avant quand même (interdit à cause des arbres et de la forêt !) Une autre option encore, consiste à basculer sur les pentes qui font face à l’Omeshorn et qui terminent en forêt. Vous vous retrouverez au même endroit qu’en venant de Zürs mais de l’autre coté de la route. A chaque fois, vous avalerez plus ou moins 900 m de dénivelé. L’autre versant propose des runs plus tranquilles mais bien agréables en première trace ! Rendez-vous au Kriegerhorn (accès en télésiège) puis glissez sur le chemin jusqu’à l’arrivée du télésiège qui vient de Zug : le Balmengrat. De là plongez dans la face nord pour rejoindre le Steïnmähderbahn, run cours mais tracer assez lentement car il ne se voit que d’en bas. Profitez de la montée pour regarder sous le télésiège et surtout plus à gauche les pentes vierges. L’accès est évident et ne nécessite aucune explication. Vous finirez à Zug où il ne vous restera plus qu’à reprendre ce télésiège qui doit maintenant vous être familier (retour du Madloch, Zürs). Vous pourrez aussi passez de bons moments dans la forêt sous les câbles de ce dernier, exposé sud.

Guide pratique ( conduire, manger,dormir…tout ça quoi !)

s’y rendre :
· voiture : 550 km d’Annecy : traversée de la Suisse par l’autoroute( Bern, Zurich, St Gallen) puis direction Lustenau, Feldkirch, Bludenz, Langen – péages : pour la Suisse vignette 40 francs suisse, vignette pour l’Autriche également mais vu le peu de kilomètres…

· train : gare de Langen (17 km de Lech) puis navette

· avion : aéroport Zurich : 200 km Munich : 270 km

Manger :

· Pour midi, une seule adresse le Milkstube à la sortie de Zürs (direction Lech), la ruelle avant la station service.
· Le soir à Lech, le  » K and K  » sandwicherie très clean, of course dans la galerie marchande sous le Spar. Plat le plus cher : kebabh bien généreux à 4 euros.
· A Lech toujours, le S’Dfefferkorndl où vous pouvez manger pour pas trop cher puis descendre d’un étage pour finir/commencer la soirée.

Sortir :

Rien à Stuben !
Lech :
· Le Fux restaurant, nourriture asiatique et euro, jazz café et night club · Archiv-bar dans le passage Ambrosius, atmosphère tranquille
· Le CIA ou vous trouverez beaucoup de saisonnier, du mono au perche man, la musique passe de Sublime à la techno, ambiance cool mais les gars qui bossent ont quand même la cravate !!

Zürs :
· Le Vernissage, au club Robinson, pour trouver la princesse de vos rêves et finir sans une tune !
· Le Zurserl dans l’hôtel Edelweiss. J’aurais pu vanter les mérites de l’après-ski qui sont légendaires ici. On dirait même que certains ne skient que pour goûter au plaisir de l’après-ski !! De nombreux  » snow bars  » sont plein dès cinq de l’après midi. L’odeur du vin chaud vous monte aux narines dès que vous enlevez les skis, la musique se charge tant bien que mal de couvrir le brouhaha ambiant. La fête se poursuit tard dans la nuit mais vous devez juste savoir pourquoi vous êtes ici

Dormir : 
Préferez Lech à Zürs car dans cette dernière rien en dessous de trois étoiles…
Lech : · Haus Gumor : 0043 5583 2689 · Haus Armella : 0043 5583 2420 · Pension Brunelle: 0043 5583 2976

Skier :
Le prix du forfait, valable sur tout l’Arlberg, varie de quelques euros selon la période. Lech limite la vente journalière à 14 000.
1 jour : 37 Euros 7 jours : 193 Euros


Contact :

Lech
- Office du tourisme : 0043 5583 2161
- Ecole de ski : 0043 5583 2355 / www.skischule-lech.com
- Héliski : s’adresser à l’école de ski, tous les jours sauf samedi, dimanche et vacances
-Site web : lech.at ·

Zürs :
- Office du tourisme : 0043 5583 2245
- Ecole de ski : 0043 5583 2611 / www.skischule-zuers.at – Site web : zuers.net

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