La gerbe

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Gerbe (la)

 

I- ESSAI DE DEFINITION ET REFLEXIONS DIVERSES

  • Gerbe : n.f (…)Ensemble des trajectoires d’éléments diverses (…) Figure de style qui inspire le respect.
  • Spécialité dont on a longtemps cru qu’elle était le monopole du mâle de la tribu. Pourtant des recherches anthropologique très poussé ont prouvées l’inexactitude de cette théorie : il s’avère que la femme est également une adepte de ce genre de pratique. Mais, eu égard à un amour propre plus prononcé, elle préfère passer sous silence ce type d’action. Contrairement à l’homme, qui, quelque soit les circonstances est toujours très fier des gerbes qu’il produit. D’ailleurs, en grand amateur d’art qu’il est, il n’hésite pas à faire partager ses créations avec ses congénères (1).
  • Les plus grosses restent à jamais gravées dans la seule mémoire de son auteur (2) alors que les plus belles sont couchées dans les pages des magazines pour le plus grand bonheur des lecteurs, qui rêvent en secret de gerber aussi bien. Difficile à croire et pourtant vrai.
  • Parmi tous ses phantasmes, l’homo-glissus ( ancêtre du rider actuel) rêve de faire des gerbes plus jolies les unes que les autres. Dans sa recherche de perfection il est obsédé par la grosseur, caractéristique sans doute propre au mâle ! Mais, on est en droit de se demander si les plus grosses sont forcément les plus belles. Les spécialistes es gerbe auront tôt fait de définir des critères de jugement : forme, hauteur, odeur, épaisseur du spray, consistance. Néanmoins chacun aura son propre avis sur la question et comme on dit « son goût et ses couleurs, ça ne se discute pas » alors…

En résumé, une gerbe ça fait bien plaisir et il n’y a pas à dire, après on se sent mieux…et fier (mais ça, je l’ai déjà  dit)
II  HISTORIQUE

 

L’homo devint glissus assez rapidement, environ juste après l’apparition de la roue carré (juste avant la ronde) et avant la pizza trois fromage… Quand l’homme découvrit les plaisirs de la glisse, il devint aussitôt accroc (on le comprend !) et ne put s’en passer. Après avoir tué le mammouth de midi, il s’échappait avec les autres mâles de la tribu pour aller taquiner de la spatule.. Cependant, en ces temps reculés, l’équipement plus que rudimentaire imposait des trajectoires…tendues, très tendues : type bonne grosses lignes droites !! L’expression « dré dans l’pentu » vient d’ailleurs de cette période. D’un côté, cela ne le dérangeait pas car il était grisé par la vitesse. Il adorait ça mais il détestait avoir mal. Et malheureusement pour lui, les runs se terminaient immanquablement dans la douleur. Facile de démarrer, plus difficile de s’arrêter ! En ces temps là, les surfeurs rentraient à la nage, les skieurs à l’hôpital (oui le snowboard arrive après mais rassurez vous pas loin après !). L’homo-glissus mit du temps avant de comprendre que les sapins étaient plus résistant que sa pauvre carcasse, lenteur sans doute due à la taille de son cerveau !

Après une courte période où il s’arrêtait en télescopant ses congénères morts de rires, avant d’être morts tout court, il découvrit par hasard et aussi pour sauver sa vie (remarquez comme le hasard fait bien les choses !) le freinage en faisant un dérapage très prononcé. Heureusement pour la tribu de l’homo-glissus, sans quoi il serait tomber du haut de cette barre énorme et la race se serait éteinte. Rappelez vous, après avoir tué tous les autres males, il était le dernier. La première gerbe venait de voir le jour. Il apprit avec le temps et quelque fois à ces dépends – les gerbes sont impossible à réaliser sur la glace – à faire des gerbes de plus en plus belles.

C’était si simple, il suffisait de se mettre en travers et d’appuyer plus ou moins. Le soir venu pour fêter ça, il partit au Caverne bar, se mit à boire autre chose que l’eau du torrent et se remis à gerber. Depuis l’aube de l’humanité, l’homme n’avait jamais autant appris en l’espace d’une journée. Drôle de coïncidence se dit-il. Une fois de plus, il apprit avec le temps (notez comme le temps était un bon professeur à l’époque ) un mot qui ne faisait pas partit de son vocabulaire (c’était quelqu’un d’extrême ! mais pas encore sponso Red Bull ! ) : la modération. Il comprit qu’un excès de gerbe le soir pouvait réduire à néant sa capacité à produire de belles gerbes le lendemain. Depuis ce jour, l’homo-glissus est face à un dilemme : choisir entre le ride extrême du zinc et celui de la journée…

Beaucoup plus tard, il apprit un nouveaux mot : l’entraînement mais ça c’est une autre histoire.

A bon entendeur…
III-          EXPRESSIONS COURANTES

  • (1) : « matez moi cette gerbe ! »
  • (2) : « plus jamais ça, beurghhhh beurgh»
  •  « je vais poser une gerbe sur la wind-lip, là-bas »
  • « je vais te faire une de ces gerbes de derrière les fagots » puis plus tard, dans la soirée : «  je vais faire une gerbe derrière les fagots ! »

Xav pose une gerbe au Cachemire, sous l’oeil de Jako.

 

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