Mythique Utah

Station Usa                                                                                                          Retour à « reportages »

Photos : Scott Markewitz / Will Wisman / Jako Martinet
rider et texte : Xavier LEONTI

L’Amérique, pays des chercheurs d’or, pays de la liberté (!), des grands espaces mais aussi des contradictions. La seule nation où ses citoyens doivent attendre une majorité (tant désirée !) de 21 ans pour avoir le droit de boire une bière alors que dans le même temps ils  passent le permis de conduire à 16 ans, vont acheter une arme à feu en bagnole pour ensuite retourner à l’école… faire un carton !! L’amateur de poudreuse, proche de la nature est en général aussi pour la paix et l’amour (bande de hippies !!) et il pourrait trouver difficilement concevable l’idée de se rendre dans un tel pays. Pourtant s’il n’a que le ski en tête, il doit se rendre au moins une fois au pays de la bannière étoilée.

Les USA ont beau être loin devant tout le monde en matière de lois et d’agissements débiles, celui qui désire savourer une des peuf les plus légères du monde doit faire fi de ces tracas, pour prendre de l’altitude et se retrouver dans les Rocheuses de l’Utah. « La maison au sommet de la montagne » – traduction littérale de Utah en Indien – porte bien son nom. Cet état aux vastes étendues, peuplé de cow-boys mais aussi de mormons, possède les sommets dont l’altitude moyenne est la plus élevée des US (3360 mètres). Ce n’est peut-être pas un hasard si, tout près de Salt Lake City, la capitale, se niche un trésor que tous les amateurs de ski connaissent. Ce n’est ni une fable, ni un secret : les Wasacth Mountains sont connues et reconnues pour la qualité de la poudre qui tombe là-bas. « The greatest snow on Earth », voilà ce qui écrit sur les plaques minéralogiques des voitures des adolescents en mal de bière … et aussi de tous les autres !

Même avec un chauvinisme qui n’a d’égal que la taille du pays, on est en droit de se dire que ; si la quasi totalité des habitants d’un état arborent avec tant de fierté ce slogan ; la  vérité ne doit pas être loin…Il ne m’en faut pas plus pour décider d’aller vérifier par moi même. J’ouvre mon carnet d’adresse, afin d’être sur de ne pas me retrouver sans pied à terre une fois sur place et quelque mails plus tard, il ne reste qu’une étape :

  • Allô l’agence de voyage ? -
  • Un billet pour Salt Lake City  S’il vous plait… merci…  au revoir !! –

Dès l’instant ou je raccrochais le téléphone, je n’avais plus qu’une envie, m’envoler  et atterrir dans la peuf de L’Utah. Mais la vie est courte et mieux vaut profiter de chaque instants, dirait le sage. Le sablier du temps ne s’arrête jamais et ce moment arrivera bien assez tôt.
Soit essayer de vivre dans le présent, pourquoi pas ? Mais ici, aux quelques grosses chutes de neige succèdent redoux fatales et pluies mortelles. Le moral est aussi variable que la météo et finalement après quelques semaines, le futur devient présent et je suis plus que content quand je quitte la France en laissant derrière moi une pluie qui lave tout en dessous de 2000 m.

Embarquement

Le gentil rider, plein d’amour et de paix, n’est pas étonné à la vue de la série de fouilles et de questionnement qui parsème son long voyage pour atteindre sa destination finale. Avant même d’arrivé aux USA, vous n’avez pas encore l’odeur mais on vous a déjà montré la couleur ! Séquence fouille minutieuse à Cincinnati avant de repartir pour l’Utah et palpation… Je vois une charmante douanière s’approcher de moi mais elle s’arrête avant pour s’occuper de la fille qui se tient à mes côtés, dommage j’hérite pour ma part d’un moustachu ! On enchaîne en récupérant les bagages pour les redonner quelques mètres plus loin ! Petite suée et rigolade quand le type du contrôle me demande, en désignant mes fats si c’est sont des skis nautiques.
Nouvel envol et enfin, après  plus de quinze heures de voyage, je me pose finalement dans la capitale des Mormons. Ultime passage à la douane, dernier « obstacle » avant de pouvoir me déplacer librement sur le sol ou plutôt les montagnes de l’oncle Sam. J’ai eu la bonne idée de cocher non à toutes les questions du formulaire d’émigration, du style: « venez vous aux USA dans le but de commettre des actes terroristes ? » ! Sourire figé et hypocrite, ou plutôt diplomate pour répondre à d’autres questions et me voilà dehors.

Salt Lake city, les trottoirs sont plein de neige, il fait très froid et dans l’air flotte une odeur… de poisson ! Le pays des fast-food, voilà : j’avais la couleur maintenant j’ai l’odeur ! On aurait pu croire que les premières senteurs « made in US » à atteindre mon nez à moitié congelé aurait été celle des hamburgers… Et bien, non c’est le poisson que je renifle! Il doit y avoir un « chinois » dans le coin…à moins que mon nez ne supporte plus le décalage horaire !

Pas le temps de s’endormir en vaines interrogations culinaires : je jette mon sac et mes skis à l’arrière du pick-up de Sam (pas l’oncle mais un pote !)et je tourne le dos à la ville : direction le spot. Il s’agit en fait de quatre stations. Deux d’entres elles,  Solitude et Brighton (qui sont les plus petites ) se trouvent au fond de Big Cottonwood Canyon et les deux autres, les plus grande – Alta et Snowbird – se trouve au fond de Little Cottonwood Canyon.( cherchez l’erreur !!)

Little Cottonwood Canyon

 

Depuis la capitale, les flans de la montagne qui borde le canyon sont assez abruptes et rocheux, à l’image du Mont Olympus  (2700 m)qui trône au pied de SLC (Salt Lake City ). Ce canyon, comme les autres, est l’ancien lit d’un glacier. Ce dernier a disparu il y a bien longtemps, laissant derrière lui un vaste terrain de jeu pour les amateurs d’activité « outdoor » en tout genre. En effet, aux portes de la ville, les faces rocheuses font le bonheur des grimpeurs l’été alors que, au fond du canyon, l’érosion plus longue a donnée aux massifs ces formes toute en rondeur qui font le bonheur des skieurs l’hiver.
J’ai une devise : « ne jamais remettre à demain ce que tu peux skier aujourd’hui » c’est pourquoi j’entame dans le vif du sujet en commençant le trip par la plus mythique de toute les stations : Alta.

Snowbird et Alta : les trois quart des photos de grosse peuf qui paraissent dans les magazines spécialisé viennent d’ici. Photographes, riders, production vidéo, c’est le genre d’endroits qui voit défiler la crème du milieu « ski ». Tous pour la même raison : avoir de la peuf « ultra-light » jusqu’à la taille !

ALTA

Justement, il a neigé la veille et de nombreux hors-piste sont sur le point d’ouvrir. Ici, vous n’allez pas où vous voulez quand vous voulez ! Tous les hors-pistes accessibles depuis le domaine skiable sont délimités par des cordes et des panneaux vous rappellent que l’accès se fait par des endroits bien précis (les « gates »). On ne vous déchirera pas le forfait obligatoirement si vous passez outre car à Alta, à l’instar des autres stations, on communique beaucoup sur le freeride et la grosse peuf alors on tachera de rester courtois et de vous sensibiliser à ce système. C’est ce que m’explique mon guide de choix en la personne de Dave « The Grom » Richards, qui en plus d’être patroller est un habitué des tournages avec TGR. Le ton pourrait quand même bien changé si vous avez commettiez l’erreur de rider une pente proscrite, en général en amont de pistes balisées (« permanently closed area ») Et là, pro rider ou pas, c’est passage à la caisse pour payer l’amende. Ce système vaut pour toute les stations d’Amérique du Nord (à quelques exception près), mais ça n’empêche pas Alta d’être une des mecques du free-ride. A chaque détours, on reconnaît des lieux de tournage et de shooting . Ceux qui n’ont pas cette culture, n’ont cas regarder autour d’eux. Des traces dans tous les sens et des cratères de réception dont certain pourrait avoir du mal à trouver le lieu du décollage !!

De mon côté, je savais à quoi m’attendre en venant ici, alors je joue (pas toujours !) le jeu : pas vu, pas pris… Devil’s Castle ne va pas tarder à ouvrir. Il y a une queue de trente personne environ. J’hallucine un poil, tu n’attends pas au télésiège mais à l’ouverture du hors-piste. Je pleure en pensant à ma future et déjà ex-première trace. La porte s’ouvre, les patrollers font « rentrer » les skieurs par vague de dix. Je trépigne. Enfin mon tour arrive, petite montée à pied puis on chausse les skis et c’est parti pour une longue traversée à flanc de montagnes. Les remontées vont amènent assez haut dans le coin et comme à Snowbird, l’accès aux délices se fait souvent en traversée. Seul quelques sommets comme Mont Baldy se font skis sur l’épaule.

 Retour à Devil’s, je retrouve ma bonne humeur en voyant les gens qui plongent dans la pente assez rapidement, mettant fin prématurément à leur effort au prix d’une descente amputée. J’active la cadence, à la limite de l’essoufflement, il faut dire que nous sommes à plus de 3000 m et un footing avec des fats ça calme ! les repères du Haut-Savoyard que je suis sont chamboulés : ici les arbres vivent tranquillement à 3000 et le paysage qui vous entoure ne ressemble pas à de la haute montagne. Ca y est j’ai traversé toute la face jusqu’à l’endroit ou la pente qui s’offre à moi est la plus longue…et presque vierge. Il y a une seule trace que je m’empresse de devancer. Enfin, mes première courbes, j’ouvre les gaz, je me stabilise à haute vitesse, mode cruising. Soudain une petite cliff à droite, je tire sur le manche, m’aligne avec la cible, tire la manette des gaz,
– fhhhhhh – un sifflement dans l’air, je vole l’espace d’un instant puis je retrouve le sol en douceur et poursuit mon run avec un sourire hilare qui se dessine sur le visage. Je me retourne en bas, comme un garçon qui aurait croisé une jolie fille. Belle formes, courbes avantageuses, yes ! Mon regard se décale et croise l’autre trace. Je sais qu’elle appartient à un ski-patrol. En France, les pisteurs sécurisent uniquement les « hors pistes » qui menacent le domaine balisées. Aux Us, les patrollers tracent TOUS les hors-pistes avant de les ouvrir. Moralité : « impossible » de faire la première trace (dans la légalité !).  Mais on ne fera pas les fines bouches car on trouve quand même son bonheur et puis, quand on connaît un peu mieux…

Cependant ceux qui veulent du blanc de chez blanc se tourneront vers le back-country. Il suffit de se garer sur le parking d’Alta mais au lieu d’aller prendre un forfait, collez vos peaux et partez en direction de Flagstaff ou Grizzly Gulch (face à la station ). C’est par ici que Candide a balancé le monstre D-spin par dessus Chad’s gap en 2000.  Leviathan et Pyramid sont d’autres gaps bien connus qui ont bourgeonnés ici depuis cette période où les « fly » en ski sont comparés aux satellisations des mecs en moto-cross.
Il faut une heure pour atteindre le sommet de Flagstaff. La vue fait tourner la tête. Il y a des pentes de toute part.. Le beau temps est installé depuis deux jours et on ne compte même plus le nombre de traces ! Snif ! Fort heureusement, Will mon guide du jour, m’emmène ou il faut. De l’arrête « Reed and Benson » partent plusieurs couloirs. Nous choisissons le « hallway couloir »…qui est plus facile à skier qu’à trouver ! Sans doute est-ce pour cette raison qu’il n’y a aucune trace! Brant Moles me propose d’apposer la mienne en primeur, je ne me fais pas prier ! Un champion du Monde freeride (97) qui vous laisse passer, ça ne se refuse pas ! Après la partie supérieure parsemée d’arbres, les parois se resserrent et la pente devient plus raide. On lève le pied. Plus bas, la pente s’ouvre sur le « tube », un gros goulet au cœur de « Cardiff Fork ». On allonge la courbe à nouveau et on prend son pied dans ce très gros pipe naturel. De nombreuses autres pentes s’achèvent en bas du « tube », au bord du chemin qui ramène tout est glisse au bord de la route de Big Cottonwood Canyon.

L’air de rien, nous venons de passer d’un canyon à l’autre. De là, il suffit d’attendre au bord de la route la navette qui descend de Brighton/ Solitude (Big Cottonwood). Elle nous ramène à l’entrée du canyon, d’où part une autre navette à destination de Little cottonwood. La boucle est bouclée et nous revoici au point de départ (attention la dernière navette remonte à 5 Pm!!).
Ce petit tour s’appelle « l’Interconnect ». Les quatre stations ne sont séparées que par une ou deux vallées. Toute les liaisons sont possibles et le choix est vaste. La encore, les peaux ne sont même pas indispensable : les traversées sont de mises…dans un premier temps. Si vous comptez tracer des parties plus engagées ou profitez pleinement mieux vaut les avoir sous le coude (façon de parler !). Un opérateur vous propose de faire cinq stations en un jour (les 4 + Park city), c’est un bon plan si vous ne connaissez personne pour vous emmener. Mais celui qui repart d’ici sans avoir fait d’interconnect n’a rien compris !

ECOLO STYLE…

 Cet endroit est vraiment magique, en France les pylônes auraient poussé comme des champignons pour faire un « super domaine », ou la nature s’inclinerait au profit de l’argent. Ce n’est pas la politique de la maison. Bill Levitt, le maire d’Alta depuis près de trente ans, est fier de m’apprendre que la station a gagnée devant la Cour Suprême contre des promoteurs qui voulaient s’implanter. La nature est chère aux yeux de tous ici. Les pylônes qui la composent par exemple, sont tous peints en noir : une foi l’été venu, les sièges sont ôtés et la couleur sombre ne permet plus de distinguer les remontées dans le paysage. Ce genre d’action est dans la lignée de la politique locale vis à vis de la nature : respectueuse et protectrice. (Plus de la moitié des arbres qui peuplent les pentes de la station ont été plantés par l’homme.)

Les Wasatch sont très jolies mais petit à petit, l’image que j’avais de ce massif se transforme. Il n’y a pas que ces « collines » aux formes rondes, les faces alpines sont nombreuses et les challenges ne manquent pas. Le meilleure exemple est le majestueux Mont Superior. La face Sud est le joyau des Wasatch. Près de 1000 m. de dénivelée qui finisse au bord de la route entre Snowbird et Alta. De temps à autre, une avalanche se permet d’ailleurs de passer sur cette dernière et pour la petite histoire, les barrières qui bloque la route les jours de danger s’appelle le Hell Gate !! (porte de l’enfer !!)… et un couloir porte également ce nom sur la face !
Environ trois heures sont nécessaires pour atteindre le sommet. Depuis le restaurant du Lodge où je prends mon breakfast, je procède à un petit calcul. Il est 8 heures, les gars qui sont là-haut ont du partir vers 4/5 heures du mat’. Respect. Tous les regards de la salle sont tournés vers le sommet de Superior. Depuis la dernière chute personne n’était encore monté. Certains goûtent au sirop d’érable, d’autres aux premières traces ! C’est le lever du jour, les premiers rayons du soleil effleurent le sommet. La lumière est magnifique, les photographes doivent être aux anges, car c’est une équipe de tournage qui est là-haut. Inutile de parler de l’état des riders qui doivent encore patienter pendant les derniers réglages des caméras. Il vont bientôt savourer des moments bien mérités. Tout le monde vous dira que le morceau en vaut la chandelle, surtout avec 50 de poudre !! Deux choses cependant à faire avant de partir : se renseigner afin de savoir si la sécurité va tirer sur la montagne pour purger et prendre une photo de la face (polaroid) car une fois là-haut, ce n’est plus la même : Alaska style !

Les moins téméraires souhaiterons rester sur des terrains moins extrême, Alta offre le choix mais les « hors-pistes » sont tous classés « black diamond », ce qui correspond en gros à nos pistes noires. Globalement, le terrain est assez raide avec de petites parties technique – couloirs et barres rocheuses – dont les plus célèbre ont un nom, comme le « bat cave » par exemple (la grotte aux chauve-souris !). Ce dernier est si étroit, qu’il se négocie uniquement en tirant une droite entre deux  murs de rochers. Si le cœur vous en dit, vous pouvez agrémenter le run, en droppant une barre pour entrer dans le couloir. N’oublie de sortir les aérofreins en bas car la zone de décélération est un peu… courte ( spectacle assuré !). Les coins les plus courus sont…trop nombreux pour être énumérés ! Catherin’s Area permet de rejoindre Brighton, Devil’s permet d’envoyer des grande courbes tandis que d’autres runs sont plus en forêt… Parmi tous ces noms, le Mont Baldy ressort quand même : il est LE sommet qui sépare Alta de Snowbird ( les deux stations sont reliés). Il culmine à 3300 m et on peut envisager sa descente sur toutes les faces. Selon l’itinéraire envisagé, il sera préférable de partir soit d’Alta soit de Snowbird. Côté Alta, c’est du ski de couloir, assez raide (38°/40°) alors que côté Snowbird la pente est moins soutenu mais parsemé d’arbres et de barres accueillantes : ludique. Upper Baldy est d’ailleurs la scène des finales de l’étape du World Tour Freeride de Snowbird. Ces itinéraires ne sont pas ouvert en permanence et il faut attendre quelque temps après la chute de neige pour pouvoir tout déchirer.

SNOWBIRD

Snowbird se trouve à trois kilomètres en dessous d’Alta. Aussi réputée que sa voisine, elle possède des atouts de choix. Avec près de 1000 m, elle peut se targuer de faire partie du top 5 des plus long dénivelées US. Et pour emmener ce joli monde, une cabine « swiss-made » de 125 places propulse ces riders venue des quatre coin du pays (et d’ailleurs !) goûter à cette poudre magique, au sommet de « Hidden Peak ». Toute le monde ressemble à des free-skieurs dans la benne! Vêtements dernière tendance, ski new-school ou fat et casques qui brillent, même les moniteurs ont un casque pour donner leur cours ! La totale…ou presque : personne n’a de sac à dos. De là, je tire une conclusion : personne n’a ni pelle, ni sonde… l’arva, c’est la question ! C’est un peu le paradoxe du hors-piste ici. Tout au long de l’hiver, sont organisés des « classes » dans les stations sur l’utilisation de l’arva, ou encore sur la rando (auto-secours, recherche victime, étude du terrain….). Les gens semble conscients des risques et désireux d’apprendre mais dans le même temps, le système de fonctionnement des hors-pistes et ce manque de le liberté les déresponsabilise totalement. On leur dit ce qu’il faut faire ou plutôt ce qu’il ne faut pas faire : – gate fermées – tu n’y vas pas, – gate ouvertes – tu a le droit. Il ne se sont jamais soumis à leur propre réflexion et analyse. Tout va bien tant qu’ils skient à domicile mais le jour ou ils seront confrontés à la nature (station « libérale », Europe, randonnée… ), sans personne pour leur dire quoi faire, le problème pourrait être bien plus gênant…

Mais les novices ne sont pas seuls à Snowbird et les pro se croise en pagaille. Le soir vous dévorez un plat local (pizza !) dans un bar tranquille avec la télé branchée sur Park City TV. Vous voyez à l’écran évolué les riders des grosses vidéos ricaines et le lendemain matin vous retrouvez les même dans la benne. Laura, ma (mignonne) guide à Snowbird, dit bonjour à Sage (Cattabriga ) et Matt (Collins) justement ! On discute et on ride un peu ensemble. Rendez vous est pris dans quelques jours pour d’autres aventures… Comme dans tous les spots réputés, les pros sont nombreux à écumer les pentes et plusieurs y travaillent même afin de faciliter leur vie de skieur à plein temps. On appelle certains d’entre eux les « snow-makers », en relation avec leur boulot. Gordy Pfeiffer, Will Burks et tant d’autres avaient une combine pour gagner un forfait saison, qui, jusqu’à il y a 7 ans se distribuait au compte-goutte. Il suffisait de travailler au secteur « neige artificielle » (mise en place, maintenance, et fonctionnement des installations) de début novembre à mi-décembre pour avoir un forfait de saison. Ils s‘assuraient ainsi un précieux « pass », se soulageant par la même d’un tracas financier non négligeable. Mais laissons là les riders américains et revenons en à la neige. Rassurez vous, celle de culture est très faiblement représenté (2 %) et un mauvais hiver ici est toujours meilleur qu’un bon hiver ailleurs.

             D’ailleurs, elle tombe à nouveau sur Snowbird. Ici, quand il fait mauvais, il  y a plus de monde que quand pour un « blue bird day » (jour de grand beau en langage ricain) . Les gens aiment la neige autant que le ski et c’est leur façon de la célébrer. Je me souviens des paroles de Bill Lewitt « Ce n’est pas drôle quand il fait beau  » et tout le monde pense comme lui. C’est la tempête, le téléphérique tourne au ralenti mais nous arrivons finalement au sommet. Laura m’emmène à Baldy. Je suis déçu : Upper Baldy est fermé. Nous descendons dans un brouillard qui se dissipe à la porte suivante, yes… Faire sa trace est plus que facile et ô combien agréable. Les gens sont timides et il est encore tôt. Nous nous en donnons à cœur joie. Cette partie est côté double black (diamond ) autant dire tout comme il faut. C’est l’autre particularité de « the ‘Bird » comme ils l’appellent. Le terrain est plus radical qu’à Alta. Le « Cirque » « Pylone 3 » « Barry Barry » sont des runs dont la réputation n’est plus à faire. A droite du téléphérique en montant, impossible de les rater ! La cabine ne tourne pas à plein et c’est tant mieux, quand c’est le cas, les locaux serré comme des sardines disent : « c’est comme l’Europe ! » Pour ça oui, pour le peuf non ! il n’est que tombé 30 cm. Laura me dit que ce n’est pas grand chose, tant qu’il n’y a pas 2/3 pieds (60/90 cm environ ) pas de quoi fouetter un chat ! Soit, mais il est vrai qu’elle est bien légère, vous skiez et elle danse autour de vous, devant, derrière, en suspension dans les airs mais aussi entre vos jambes. Le slough (coulée de surface) peut vous embarquer rapidement, cette neige est très sèche et ne tient pas ni dans les pentes raides, ni sur les rochers alors attention. Je remercie chaleureusement Laura, qui ne pourra pas m’accompagner le lendemain à mon triste regret !

Un homme averti en vaut deux, et c’est donc à moi deux que je commence une nouvelle journée en m’évadant du côté de Minéral Basin. Deux télésièges ont vu le jour il y a 4 ans sur l’envers de la station. Ils donnent accès à un portion de domaine 90 % black ou double black. Que du bonheur comme dirait l’aut’. La longue traversée (hé oui, encore !) qui passe au pied du « East Twin » vous emmène vers « the Bookends » et « Sunday Cliff ». Dans le pur style des Cottonwood Canyons, pentes raides mais pas trop, des arbres ça et là et des barres qu’on ne devine pas toujours. Véritable park free-ride naturel, un régal mais attention cependant, en forêt les barres sont parfois aussi nombreuses que les arbres alors vigilance et pas d’excès de confiance. Pour l’heure il fait beau et laissons les forêts, comme celle de Gad Valley par exemple pour les jours de mauvais temps. « Livin the dream » est le nom des pentes de Baldy qui descendent ici. A l’image de celle côté Alta, il y a du couloir et pas mal de cailloux mais quand on aime on ne compte pas !! D’autant qu’on finit presque à la maison, dans les « Chamonix Chutes » ! J’engrange les heures de vol et mes spatules réclament de la nouveauté. Je les emmène au « Sugar Loaf pass » qui permet de joindre Snowbird et Alta. Avant de vous envoler vers d’autres aventures, n’oubliez pas que vous devez posséder le forfait qui fait les deux stations (!) et que vous ne devez pas faire de snowboard !! A snowbird, il est autorisé et les riders sont mono ou bipèdes mais à Alta, le snowboard est interdit. Skiers only. C’est la seules stations des deux Canyons à ne pas avoir ouvert son domaine à nos cousins et de nombreuses personnes vont là-bas pour se retrouver juste entre skieurs. Chacun se fera son opinion…

Le soir, nous discutons de ce sujet parmi d’autres avec les amis de Sam, dans un bar en forme de locomotive à SLC. Cette ville est immense et très paisible comparée à d’autres capitales d’états américains. Il faut dire que les mormons sont plus que discrets et tranquilles. Aucune crainte à avoir pour sortir la nuit ou si, une seule : être obligé de voir des créatures de rêve danser en dessous plutôt que nues dans les bars de strips… En effet, les délices de la vie sont contrôlés ici plus qu’ailleurs : l’alcool possède une législation particulière dans tout l’état, et le côté faussement pudique est également présent mais on se console bien vite avec une bière, quelques dollars sur le plancher et une bombe qui danse pour vous (lap dance). Les ancêtres mormons viennent de scandinavie ce qui se traduit par un taux anormalement élevé de filles très très jolies. Il fallait juste aller dans un strip-bar pour être tout à fait sûr !!
Je refermerais cette parenthèse de débauche en précisant que, si le mormon est discret, il n’en oublie pas moins son devoir conjugal et la moyenne des enfants dans ces familles est de six… Bon certainement pas que des filles mais vu qu’il y a plus de femmes que d’hommes sur terre et à fortiori en Utah, croyez moi, il n’y a pas que les montagnes qui nous font tourner la tête dans tous les sens. Parole de torticolis et de rétine usée !!

Un nouveau jour commence. Le téléphone sonne. C’est Scott qui m’appelle pour aller shooter avec Sage et Matt. 20 minutes pour arriver ça va être dur. Je sais qu’ils n’attendront pas (!!) et je fais le plus vite possible, hélas pas assez. J’arrive un poil en retard et je me retrouve seul sur le parking…Le temps se gâte rapidement et j’esquisse un sourire en pensant que je ne rate rien. Je retourne en ville, ce sera l’occasion d’aller acheter mon chapeau de cow-boy, fan de Clint Eastwood oblige !! Ainsi se termine la première partie de ma visite dans « le petit canyon ».
Avant de redescendre, je regarde les Twin Peaks à droite de la station et Pipeline, LE couloir du coin. Il n’est que rarement ouvert et ce ne sera pas pour cette fois mais peu importe, j’ai d’autres stations à explorer alors c’est parti pour…

Big Cottonwood Canyon

Ce canyon est similaire à son voisin. Et il y a donc d’innombrables pentes et couloirs à rider (en rando ) depuis Salt Lake City jusqu’aux stations. Plus facilement accessible avec un bon topo quand même. Le temps m’est compté alors on verra plus tard. L’envie de rider toujours aussi forte je m’attaque à Solitude qui se présente la première.

SOLITUDE

Les remontées sont peu nombreuses (7) et le domaine parait modeste. Le ride est plus à l’abri des regards que sur little CottonWood et il faut attendre d’être aux sommets de quelques télésiège pour prendre la mesure du lieu. Certes, les stations de ce canyon sont plus petites que leur voisines mais elle valent leur pesant d’or…blanc.  Solitude porte bien son nom et c’est sans grande foule que j’arpente les black et les double black qui sont bien présentes à l’appel. Le bonheur ? par ici s’il vous plait : télésiège du « Summit ». il donne accès au « Honey Comb Canyon ». Forêt bien raide (comme partout) et ride en comité plus restreint au programme… idéal pour le mauvais temps et délicieux un jour de beau. Honey Comb offre en plus, à ceux qui ne rechignent pas à transpirer, des faces où on se transcende assez facilement.
Pour ceux qui ont retenus la leçon et que cela démange : Alta se trouve à quelque encablures de là. Levez la tête et reconnaissez quelque sommet familiers. Les Twins, Baldy, Casttle…je suis de ceux là et je tente un nouveau interconnect… Je tourne à gauche au sommet de Summit, commence ma traversée et… m’arrête rapidement à la vue de Mont Wolwerine et du cirque qui porte le même nom. Wahouh ! Un seul regard et je sais que je n’aurais pas la chance de pouvoir mettre mes skis sur tous ces couloirs. La partie qui me fait face (face Est) permet d’envoyer des courbes respectables sur des pentes de 35° environ. On y accède plus facilement depuis Brighton qui est juste derrière. La partie Ouest quand à elle, propose un pur skis de couloir avec pas moins de 10 couloirs qui vous défient sans baisser le regard. Ils ont de quoi : la pente la moins raide est de 38° alors que le 45° est fréquent ( Zoo Chute, Bronco…) avec même des pointes à 50° (Roman’s): ça penche dru !! Que l’on se rassure , il y aura quand même du plaisir pour ceux chez qui couloir rime avec désespoir. Arrêtez vous avant d’atteindre ces dits couloir et engagez vous sur les belles pentes plus accessibles et tout aussi succulentes. Ingrédients habituels : arbres, barres et peuf. Décidément cet endroit est sans surprise ! Vous terminerez au barrage de Brighton et même si vous n’aviez pas pris le forfait « Solbrigt », une piste (bien cool !) vous ramènera à Solitude… Tout va bien.
Il y a le Mont Tuscarora qui tend aussi les bras, bien que l’accès le plus facile se fasse depuis Alta, c’est d‘ici qu’on prend la mesure de ce bout de montagne. « Seagull » est le plus courus des couloirs (passage à 45°) mais les autres ne sont pas mal non plus. Je crois que je vais remettre l’interconnect à plus tard…

BRIGHTON

Mon trip s’achève avec cette station qui se trouve au fond du canyon. A Alta, je ne me rendais pas compte de l’absence des snowboarders mais en arrivant ici, je vois (et j’entends ) effectivement  la différence !
C’est la station qui possède le plus gros snow-park. Des rails dans tous les sens, des tables et un pipe. Brighton joue à fond la carte free-style et snowboard. Elle propose pour les assoiffés, des nocturnes dans le park avec un éclairage digne d’hollywood. Elle accorde aussi des forfaits saisons très abordable ( 200 $ ) aux teenagers de high school (lycée ). Vous ne serez pas seul !
Sam est parti depuis une semaine et c’est Kenny, un pote chez qui je dors à Salt Lake qui me « drive ». On se tourne vers la peuf car c’est plus notre étagère. Le terrain est plus « extrème » qu’à Solitude et, gros avantage ici, c’est l’Europe : il y a des cordes mais pas de gates ! A l’exception de quelques pentes , on peut aller partout. La partie Est vous offre une forêt « bon raide » avec des arbres assez espacés. C’est ici que je décerne le prix du plus joli panorama : on reconnaît des sommets et on en découvre d’autres. On s’imagine, gravissant et redescendant, enchaînant les canyons pour se retrouver sur une nouvelle pente encore plus savoureuse que la dernière. En levant la tête le Mont Timpanogos accroche instantanément votre regard. Cette montagne est bien différente de tout ce qui l’entoure, de véritable pyramide, zébrées de roches, un peu à l’image des montagnes du Spitzberg. Y aurait’il moyen de poser sa trace là-bas ?…
Les spatules qui grattent m’indique que je suis venu ici pour rider et pas pour acheter du terrain alors cap à l’Ouest. Kenny a les mêmes symptômes. On change de versant pour prendre le télésiège Millicent qui monte au pied du sommet du même nom. Vous aurez le temps de scruter cette face qui est occasionnellement le lieu d’une compétition free-ride. Kenny, une cannette de bière à la main sur le télé, me raconte le fly monstrueux de Sam durant la compet, grosse secousse et gros cratère : les américains ne font jamais les choses à moitié….
Le télésiège rame tellement ici que vous pourrez aussi essayer de décrocher les strings qui pendent aux arbres tout près des sièges ! Dieu sait depuis combien de temps ils sont là !
La raison de ce délaissement est simple. Les gens vont en majorité vers le snow-park qui se trouve de l’autre côté de la station. Tout est moderne là-bas et ici on est à l’âge de pierre ! Rien à dire d’autre que …tant mieux. C’est par là qu’on accède à Wolverine, Tuscarora et aux interconnects. Alors moins il y a de monde… La station est quand même consciente de cet attrait vers le cirque et les autres sommets. Elle propose donc un forfait valable pour une seule montée à ce télésiège afin de vous lâcher dans la nature et accéder au bonheur. Amen !

Les jours se suivent et se ressemblent. Je poursuit mes découvertes et savoure les joies du rider en territoire inconnu où chaque descente est nouvelle. Joies simple de l’enfant qui vient de naître. J’oublie, le temps d’un trip, la routine du skieur automate qui se dirige dans son spot tel un robot. Hélas toutes les bonne choses ont une fin. Mon ride s’achève au bord d’une route qui part vers l’aéroport. Je jette mon sac et mes skis à l’arrière d’un pick-up et je tourne le dos à l’Utah: direction la France.

Au final, le terrain de jeux des Wasatch m’aura comblé. Ce massif a quelque chose de magique. Ce côté « impalpable », spirituel presque, s’explique sans doute par le mythe de l’ailleurs mais pas seulement. Le décor avec ces arbres fins et coniques, le côté familial des stations à mettre en opposition aux grands domaines, ces montagnes accueillantes sans grandes faces rocheuses qui permet de glisser presque partout, la culture « ski » qui coule dans les veines des gens qui vivent là-bas ainsi que l’amour qu’il lui porte forme un tout qui est loin de se trouver partout sur la planète blanche. A cela il faut bien sûr rajouter la poudreuse légendaire qui se pose ici chaque hiver.
La plaque minéralogique disait donc la vérité ? Je ne pourrais y répondre de manière objective avant d’avoir goûter toutes les neiges de la planète mais pour l’heure, disons que cette neige là sera loin d’être la dernière sur la liste…

EPILOGUE

Dans l’avion, je n’essaye même pas de deviner le visage des montagnes que je vais retrouver. Je repense aux jours qui viennent de s’écouler, je sais que j’ai profité du temps qui m’étais imparti alors qu’en étant resté en France…. La vision des Alpes me donne raison : identique à celle de mon départ. Subitement, je replonge dans le passé comme pour vivre encore et encore ses « powder turns… » Mais la vie est courte et mieux vaut profiter de chaque instant, dirait le sage.

Soit, essayer de vivre dans le présent ? Pourquoi pas…

 

Quelques mots sur cette neige pas ordinaire…

Différents facteurs, harmonieusement combinés, interagissent pour recouvrir les Wasatsch d’une poudreuse d’une qualité et d’une quantité mondialement reconnu. Quelques chiffres : moyenne des chutes de neige par hiver identique pour les deux canyons : 12,50 m et record de 18.90 m en 1983/84! Cette neige très sèche provoque de nombreuses avalanches qui sont ici monnaie courante. Les routes sont régulièrement recouvertes tout comme le sont certaines parties de la station (Alta / Snowbird). Les personnes qui viennent en vacances sont déçues si elle n’ont pas leur situation d’urgence qui permet à tout le monde de s’abriter dans les parties sécurisées des lodges, où on boit un petit verre en attendant que l’avalanche vous passe dessus ! (Tous les bâtiments sont conçus à cet effet !) Trépidant !
Cet endroit si particulier au niveau de l’enneigement accueille un centre de recherche sur la neige et les avalanches similaire à celui de Davos en Suisse. Mais voyons les causes d’un tel état de fait. 3 facteurs entrent en jeu :
Effet n°1 : le front froid.
La plupart des systèmes dépressionnaires passent au dessus du Pacifique et amassent beaucoup d’humidité durant leur trajet. Ils passent ensuite au dessus du désert et sont réchauffés par la chaleur élevée (masse d’air chaude importante). Au dessus des Wasatch, ils vont rencontrer le front qui est généralement froid, renforcés par des vents de S-O qui amènent eux même de l’air froid. C’est rencontre violente va provoquer une remontée brutale des masses d’air chaude vers le haut, masse qui va se condenser rapidement pour donner de forte quantité de neige sèche.
Effet n°2 : la situation géographique.
Les canyons sont placés perpendiculairement à la direction des dépressions qui viennent majoritairement de l’Ouest et du Nord Ouest. Ces dernières s’engouffrent dans les canyons et, bloquées au premier obstacle, se déversent sur tout le massif, et donc surtout au fond des canyons… sur les stations ! Il neige encore sur les stations quand il fait déjà beau sur SLC.
Effet n°3 : l’effet du Grand Lac Salé.
Il se trouve également sur le passage des dépressions ( N-O). Comme il ne gèle jamais (grâce au sel !) l’eau est plus chaude que l’air. Conséquence : le lac laisse échapper beaucoup d’humidité qui va s’ajouter aux dépressions déjà bien gonflée et qui donnera des chutes de neige encore plus importantes.
Il est facile de prévoir la neige dans Little Cottonwood canyon. Si vous sentez des forts vents (Sud–Ouest) et la température qui monte légèrement, vous pouvez être sûr de bientôt apercevoir les nuages puis la neige… Vous voilà paré ? A vous de jouer…

 

Guide très pratique des Wastach Mountains
( conduire, manger, dormir…tout ça quoi !)

l’heure : GMT – 7
s’y rendre :

  • Avion : aéroport international de Salt Lake City (11 stations dans les Wasatch Range à moins d’une heure de SLC )
  • Puis par la route : Interstate 80 East puis interstate 215 South , Highway 620 South puis suivre les panneaux des stations de ski (Wasatch Boulevard )
  • Bus, réseau très efficace, dessert les deux canyons au départ de SLC. (UTA :  Utah Transit Authority: www.rideuta.com )

 

Manger :

 

  • Cotton Bottom

Son « garlic burger » est réputé dans tout l’Utah !! Au pied de Big Cottonwood Canyon, un bar (ou plutôt une taverne car on y sert que de la bière) comme on en voit dans les séries américaine : store vénitien baissé, pièce en longueur, faiblement éclairé, un pool dans un coin et Nascar sur les écrans de télés des quatre coins de la pièce.… Vous y êtes !
6200 S. Holladay Blvd, tel : 801.273.9830

  •  Hog Wallow

L’autre bar du coin, ancien repère de biker devenu repère de skieur !! Nachos et pizzas énorme, il y a de la place et c’est ouvert le dimanche.
3200 E. Big Cottonwood Canyon Rd, tel :801.733.5567

  • Sylver Fork Lodge sur la route de Big Cottonwood encore (sur la droite en montant Bon endroit pour le petit dej et pour les autres repas si affinité, pour toutes les bourses et tous les goûts.

 

ALTA :

  • Joanie’s

le « philly Cheese Steack » fait un malheur, le spot pour la fin de journée : ambiance cool et pro-riders qui défilent, entrée de station.

SNOWBIRD :

  • Multitude de restos allant de la pizza au dîner gourmet. Attention le soir, il n’y a pas grand chose d’ouvert (Pizzeria ?!).

 

SOLITUDE :

  • Sur les pistes, vous trouverez 2 snacks, mais dans la station, les restaurants affichent des prix assez élevés, préférez Brigthon à 5 minutes en voiture…

 

BRIGHTON :

  • Molly Green’s

The adresse du canyon, petite session freestyle nocturne puis session éclatage de ventre avec des nachos à faire pleurer un mexicain. Pour 7.95 $, un demi plat – le complet est trop gros (9.95) !! – fermez les yeux, imaginez les mariachis…

  • Le General Store a l’entrée de la station propose de la vente à emporter et il y a un snack au pied de Millicent

 

 

Sortir :

Très limité en station, l’Alta lodge propose le Sitzmark Club et le Peruvian lodge (Alta) un autre bar à la cool, Snowbird propose une boite de nuit : le Tram club avec parfois des concerts, mais si vous ne pouvez résister aux tentations nocturnes descendez et allez faire un tour dans une boite de strip à SLC, histoire de vérifier si elles sont vrais si jolies… :

  • One Million Dollar
  • Golden Trail

 

 

Dormir :

Alta :
www.altalodge.com (cheminée dans les chambres !, ambiance chaleureuse, pas de télé pour favoriser le contact et personnel féminin qui vous retourne la tête !!) à partir de 100 $ la chambre en demi pension
www.altaperuvianlodge.com , à partir de 150 $ la chambre forfait compris

Snowbird :
Clifflodge , à partir de 180 $ la chambre (www.snowbird.com)

Solitude :
www.skisolitude.com/inn , à partir de 170 $ la chambre

Brighton :
Rien du tout à Brighton !!

 

Les tarifs sont assez élevés, et pas forcément à portée de tous. Pas d’inquiétude, il existe des auberges qui pratiquent des tarifs abordables à Salt Lake. Pas de réservation par internet, il faut appeler. Les tarifs tournent autour de 15 $ pour un lit en dortoir.

  • International UTE Hostel

21 E. Kelsey Ave., Salt lake City
tel : 801.595.1645

  • Hostel Utah International

50 South, 800 West, Salt lake City
tel :801.359.4525

  • The Avenues International House

107 F Street, Salt lake City
tel : 801.359.3855

Skier :

Bibliographie : “The Chuting Gallery“ Andrew Mc Lean, Paw Prince Press.

Alta 

La maison spirituelle du Maire de SLC ! offre la gratuité à partir de 15h à Sunny Side (au fond de la station) pour que tout le monde puisse en profiter (je vous l’ai dit, ici, on aime le ski !!)
Altitude mini / maxi : 2600 m / 3229 m
9 remontées, forfait journée : 42 $
Forfait Alta + snowbird : 64 $

 

Snowbird 

Altitude mini / maxi : 2366 m / 3355 m
10 remontées, forfait journée : 57 $
2 snow-park et un pipe

 

Solitude

Altitude mini / maxi : 2432 m / 3059 m
8 remontées, forfait journée : 45 $

 

Brighton

Altitude mini / maxi  : 2670 m / 3203m
7 remontées
Forfait journée : 41 $ de 9h à 16 h, 45 $ de 9h à 21h et 25 $ de 16h à 21 h.
Forfait Sol Bright : 59 $

Interconnect : www.skiutah.com/interconnect.html (150 $ la journée de 8 h. tout compris )
Héliski : www.powderbird.com

A noter d’autres stations dans les environs de SLC, comme Powder Mountain (www.powdermountain.com ) qui mérite bien son nom, Snowbasin qui a accueillit les épreuves de descente et super-g des JO de 2002 et qui propose du bon tree-riding (www.snowbasin.com), et Park City qui fait le bonheur des freestylers (3 pipes et monstre snowpark, lieu d’important contest comme l’US Open, www.parkcitymountain.com )

Budget :

Pour 10 jours comptez environ 2080 Euros divisé en
Billet avion : 630 Euros
Location voiture : 500 Euros (pas indispensable mais utile !)
Hébergement : 200 Euros
Nourriture : 300 Euros
Forfait : 450 Euros

Contact :

Général :
www.utah.com/ski
www.skiutah.com
www.alta.com/weather.html (tous les liens super utiles pour la météo )

Stations :
www.alta.com
www.snowbird.com
www.skisolitude.com
www.brightonresort.com

 

« Le plus difficile dans la poudre, c’est de mettre ses skis ! »

Remerciements : Barbara Dunlea, Connie marshall, Bill Lewitt, Mimi, Laura Schaffer, Dave Fields, Dan, Jay Burke, Matt Davis, Raelene, Sam Cox, Kenny Atkin, Jenny Andrs, Dave «  the grom » Richards.

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